A l'heure du bilan des vacances de l'été à Messanges, avec kptn et 3 couples (white/kath, pierrot/marlène, fabfab/steph), personne n'ose parler franchement dès lors qu'on est plus de 2. Manque de franchise, de communication, d'unité, d'amitié, de partage, cette semaine n'a été qu'un champ d'expression en jachère. Impossible de faire part de son ressenti ? Ca paraît bien impossible pour des amis de si longue date, et pourtant... Alors pourquoi donc alors que ces dernières années entre hommes nous avaient permis de beaucoup échanger durant les vacances, celles-ci étaient donc celles du silence ?
Dès le début du voyage, une séparation en 2 voitures préfigurait ce que serait ces vacances. D'un côté, un bloc très soudé équipé de la 308 rouge : les Corbasiens. Tribu des plus organisés, où les décisions semblent partagées, où chacun fait des compromis pour aider les membres de sa tribu. Avant même le début des vacances, des projets sont dans les cartons : aquagym quotidienne, liste de courses, excursions touristiques sont notamment au programme. De l'autre côté, équipée d'une xantia verte non-climatisée, les sans-tribu sont regroupés. Venu ici sans préparation, ni prétentions, avec pour seul but de passer une semaine de vacances cool, ils ont quelques apréhensions.
Rapidement dans la semaine, je me sens isolé. Peu écouté, je n'ai pas l'impression de prendre part à quelque décision que ce soit. J'essaie tant bien que mal de faire avec, même si ce n'est pas quelque chose qui me convient. Je me ménage des temps pour moi afin de réfléchir, et de sortir de ces si beaux rails dont on ne peut s'écarter. Comme souvent, je me dis que ce ne sont que des coincidences, si mon avis ne compte pas, et que finalement qu'importe mon implication dans les décisions, on est là pour profiter.
La journée de Biarritz confirme mon isolement. Seul à avouer ne pas vouloir aller à Biarritz, je prends néanmoins du plaisir à visiter cette petite merveille. Face à la pression populaire, je finis par valider également le restaurant dont la cuisine ne dépasse pas celle du Ronald McDonalds. Au final, cette journée illustre bien mes vacances : je passe des bons moments, je ne propose rien, ne suis associé ni consulté pour rien. Je ressemble à un enfant qui s'amuse et qu'on emmène de force là où l'on a décidé d'aller, comme si finalement les corbasiens expérimentaient les vacances entre couples avec des enfants.
Le samedi, la pression est si insoutenable, que l'explosion finit par se produire. La régence des corbasiens pour les uns, le flottement et le manque d'activités pour les autres, la tristesse de KpTn enfin, constituent les principaux motifs. Un conseil de guerre ouvert avec le pierrot et white permet de mieux comprendre les points de vue de chacun. S'en suit un autre conseil de guerre, fermé, celui des Corbasiens. Je comprends alors que les White ressentent également l'exclusion dont j'ai conscience. Pierrot aperçoit cette tyranie comme quelque chose d'horrible. Mais, avec son art du voilage de face, il préfère jouer de toute façon dans le sens de sa tribu. White a l'impression que quoi qu'il arrive on fait ce que Marlène veut, et que c'est la seule qui ne sait pas s'adapter. Avec une parano habituelle, ces vérités demeurent souvent tranchantes et justes.
Les jours suivants, la tension retombe, les tribus sont toujours plus fortes, et tout le monde préfère enterrer la hache de guerre, de peur des conséquences d'une nouvelle explication. Les corbasiens suivent leur nouveau plan de bataille : sortie, activités et sortie. Plus de grain ne viendra enrayer la machine. Les autres suivent ou non selon leur humeur. Dernier moment caricatural partagé avec White : l'heure du dernier apéro ! Après avoir proposé de sortir l'apéro non sans des réactions plus que timides (suis-je transparent, c'est une évidence), je sors les bouteilles et le biscuits. Au moment où j'ajoute la dernière pierre à l'édifice, plus personne n'est à table... juste un symbole !
Au final, qui sommes-nous les sans tribus ? Avons-nous tort de ne rien proposer? Si nous ne proposons rien, nous devons bien nous plier à ceux qui proposent quelque chose, non ? La question qui se pose derrière toutes ces tensions, concerne bien le projet des vacances. A ne pas vouloir réfléchir à ce projet, en se disant que celui-ci se dessinerait de lui-même, nous avons sabordé ces vacances nous-mêmes. Le projet des Corbasiens était simple : faire de leurs vacances de couple habituelles une réalité globale. Le projet des autres était beaucoup plus confus, mais ressemblait à : passer du bon temps entre amis sans se prendre la tête. Entre l'action et le tourisme des Corbasiens et la détente et le farniente des autres, un pseudo-milieu a plus ou moins existé les derniers jours.
Néanmoins, la volonté du Corbasien de faire passer ses projets avant ses amis, quitte à les abandonner, est-ce bien là un projet de vacances viable ? C'est probablement en cela que je suis déçu de ces vacances. Qu'importe finalement qu'on aille à la piscine, l'océan, au toro piscine, au karaoké, à la soirée dansante, aux marchés de nuits, à Biarritz, Hossegor ou Soustons (cul), jouer à la pétanque, au ping pong, au mini-golf, ou n'importe quel jeu de société de la planète (surtout le lobo quand même), l'essentiel aurait été qu'on le choisisse tous ensemble, en se disant vraiment ce que l'on en pensait sans avoir peur du regard des autres. On ne joue pas dans une équipe dont on se sent exclu. Fonderiez-vous une société avec des gens qui prennent les décisions dans votre dos ? Alors à quoi bon partir en vacances avec des corbasiens ?
vendredi 28 août 2009
samedi 20 juin 2009
Overbooked ?
Je crois que c'est une fille qui se la racontait pas mal, qui a marqué ce mot dans ma petite tête. Sans en rajouter, je suis complètement pris depuis deux, trois semaines, sans pour autant faire tant de choses. Ce rythme me fait d'ailleurs exploser, au point que j'en suis à rédiger un message sur ce fabuleux blog un samedi soir... Quelle morne vie ! Roxane, récente pote de pote, a d'ailleurs remarqué cette ouverture de mon moi. Je laisse tout rentrer, tel un yes man, afin de repousser les murs de mon monde un peu plus loin. Ciné, concerts, soirées, je ne refuse rien, à moins que le corps n'avance plus. Négligeance du boulot, pour favoriser la vie, la vraie, celle qui commence à 18h15... Cette vie où l'on ne fait que profiter, sans rien donner, où tout doit être cool, fun, et le plaisir immédiat... Je me complais dans cette vie dénué de sens depuis plus de 6 mois. Je ne crois pas que cela m'ait mené quelque part. Alors à quoi bon ? A quoi bon être cool, fun, flexible, ne pas se prendre la tête, et vivre dans l'instant sans penser aux lendemains, et se diriger toujours en direction du confort facile, de la satisfaction rapide ? Marre de la cool ouesch ouesch attitude finalement...
Un documentaire sportif a retenu mon attention cette après-midi, et m'a remontré une autre manière de vivre. Il s'agissait de Ladji Doucouré et de son entraîneur. Leur relation était très forte, dans le respect, la confiance, l'estime et la fidélité. C'est ce type de relation que l'on rêve d'avoir avec tout un chacun. Peut-être me suis éloigné de ma vraie nature, dont la fidélité est l'une des valeurs. Je cours à tout bout de champs, sans réelle direction, et sans sortir de ma ville d'ailleurs. Je n'en ai pas perdu pour autant mes points de repère fixes que sont ma famille et mes amis. Néanmoins, je crois pouvoir mieux honorer cette fidélité.
Le second point marquant de ce doc, concernait l'exigence de l'entraîneur. S'il l'était avec ses athlètes, il incarnait pour eux la garantie de l'excellence. Toujours à la recherche de nouvelles méthodes ou technologies pour progresser, il me rappelait à quel point j'avais mis de côté ce goût de mieux faire dans mon travail, et peut-être plus largement dans ma vie.
Enfin, et pour ne pas faire oublier aux champions d'où ils venaient, l'entraîneur confrontait ses athlètes au regard des enfants de Dakar. C'est ainsi qu'ils assistèrent à un atelier organisé pour les enfants et leur prodiguèrent leurs conseils. Ce pouvoir de transmission incarné via les enfants, mais surtout via l'entraîneur lui-même, qui n'hésitait pas à manipuler l'état psychologiques de ses protégés, pour tirer le meilleur d'eux-mêmes, représente encore l'une de mes limites. Mon travail devrait me permettre de transmettre ma petite expérience. Tout comme l'excellence, je passe à côté.
Qu'est donc devenu l'homme fidèle qui voulait tendre vers l'excellence et transmettre ? Un mec qui traîne partout où la bonne ambiance s'annonce ? Il n'est peut-être pas trop tard pour se réinvestir dans son travail (et sa vie ?). Ainsi redeviendrais-je un acteur et non plus un spectateur...
Un documentaire sportif a retenu mon attention cette après-midi, et m'a remontré une autre manière de vivre. Il s'agissait de Ladji Doucouré et de son entraîneur. Leur relation était très forte, dans le respect, la confiance, l'estime et la fidélité. C'est ce type de relation que l'on rêve d'avoir avec tout un chacun. Peut-être me suis éloigné de ma vraie nature, dont la fidélité est l'une des valeurs. Je cours à tout bout de champs, sans réelle direction, et sans sortir de ma ville d'ailleurs. Je n'en ai pas perdu pour autant mes points de repère fixes que sont ma famille et mes amis. Néanmoins, je crois pouvoir mieux honorer cette fidélité.
Le second point marquant de ce doc, concernait l'exigence de l'entraîneur. S'il l'était avec ses athlètes, il incarnait pour eux la garantie de l'excellence. Toujours à la recherche de nouvelles méthodes ou technologies pour progresser, il me rappelait à quel point j'avais mis de côté ce goût de mieux faire dans mon travail, et peut-être plus largement dans ma vie.
Enfin, et pour ne pas faire oublier aux champions d'où ils venaient, l'entraîneur confrontait ses athlètes au regard des enfants de Dakar. C'est ainsi qu'ils assistèrent à un atelier organisé pour les enfants et leur prodiguèrent leurs conseils. Ce pouvoir de transmission incarné via les enfants, mais surtout via l'entraîneur lui-même, qui n'hésitait pas à manipuler l'état psychologiques de ses protégés, pour tirer le meilleur d'eux-mêmes, représente encore l'une de mes limites. Mon travail devrait me permettre de transmettre ma petite expérience. Tout comme l'excellence, je passe à côté.
Qu'est donc devenu l'homme fidèle qui voulait tendre vers l'excellence et transmettre ? Un mec qui traîne partout où la bonne ambiance s'annonce ? Il n'est peut-être pas trop tard pour se réinvestir dans son travail (et sa vie ?). Ainsi redeviendrais-je un acteur et non plus un spectateur...
lundi 15 juin 2009
About life... Who I am ?
Ce message est un peu bizarre. Il n'est pas cadré. Je ne sais pas ce que je veux dire en commençant sa rédaction, ni où je veux aller. Je veux simplement laisser aller mes pensées, et les coucher sur ce clavier.
La vie nous offre souvent des occasions de nous remettre en question. Il nous appartient de saisir ces occasions, pour faire de notre existence, autre chose que les limites que l'on se fixe. Ces moments nous permettent également de nous souvenir de nos actes, de les analyser, et de comprendre ce que nous aurions pu mieux faire, ou à quel point tel instant, aussi insaisissable soit-il, était magique. J'ai toujours apprécié le manque d'assurance chez les gens, et leur faculté à afficher leurs doutes. Vivre dans le doute m'amène souvent à culpabiliser de ne pas avancer, de ne pas tout faire pour profiter de la vie qui nous est offerte. Depuis ma rupture il y a plus de 10 mois, mes remises en cause ont été profondes, et m'ont permis de comprendre certaines de mes limites, et de mes erreurs. Je pense avoir beaucoup progressé sur moi durant cette période. Depuis quelques temps néanmoins, je me laisse encore plus aller, et réinstalle une forme de routine. Bien différente de celle d'avant, (encore que), mais je retombe dans ce qui a constitué ma plus grosse erreur dans le passé : ne pas me remettre en question, et me satisfaire de ce que j'ai.
Le mariage du week-end était l'un de ces moments magiques. Un instant de 2 jours qui passe à une vitesse folle. Un instant durant lequel on vit dans une harmonie rare, et où ce que l'on est, peut quasiment s'exprimer à tout moment. Un instant, où l'on a forcément des regrets de ne pas s'être (ou avoir été) plus investi. Un instant où l'on fait partie d'une grande famille, qui n'est pourtant pas la sienne. Ce mariage, pour ceux qui en ont profité pleinement, nous renvoie chacun à ce que nous sommes. Pourquoi ne suis-je pas capable d'offrir de tels moments à mon entourage ? Pourquoi ne me suis-je pas investi ? Pourquoi je ne crois pas à mon mariage ? Toutes ces questions renvoient à la même question : ai-je perdu la faculté de donner ? Ma rupture a-t-elle fait de moi une île surlaquelle je ne souhaite accueillir personne ?
Curieusement ou non, je crois que le cinéma, les séries, les livres qui m'intéressent le plus, sont ceux qui réfléchissent sur ce que l'on fait de notre vie, et nos regrets. Toutes ces années avec mon ex semblaient si évidentes, si faciles. J'étais programmé pour être ce que le clown est définitivement devenu ce week-end : un homme marié, bientôt père, passionné par son boulot, entourés de ses amis et de sa famille, profitant de la vie. Je ne suis plus tout ça. Ma générosité s'est envolée, je ne suis plus ni naïf, ni aveugle. Je n'en sais pas pour autant qui je suis. Je vois probablement dans le clown celui que j'ai été. Une phrase durant la cérémonie à l'église, pleine d'idéalisme a retenu mon attention tout de même : "Sans l'amour, je ne suis rien". Je ne suis pas rien, mais l'amour manque terriblement à ma vie.
Je m'interroge souvent sur les raisons qui nous ont conduit à une rupture. Etais-je déjà une île en construction qui fuyais notre si beau voilier ? Ou bien suis-je resté sur le bateau, qui suite à l'abandon de la moitié de l'équipage, s'est échoué, sur une île perdue ? Je pense de moins en moins avoir quitté le navire. J'ai sans doute trop dirigé la croisière pour qu'elle arrive à bon port. Robert semble d'ailleurs reproduire la même erreur que moi, sans qu'il soit possible de l'en empêcher. Nous somme ce que nous sommes, et il n'est pas possible de refaire l'histoire. Qui serais-je devenu, s'il y a 2 ou 3 ans, j'avais la lucidité d'aujourd'hui ? Un clone du clown ?
J'ai du mal aujourd'hui à dégager un nouveau cap, et à quitter mon île si confortable. Il serait pourtant temps de prendre un risque, et d'affronter certaines de mes peurs. Je ne souhaite pas regarder défiler les mariages comme celui passé. Un cap professionnel inconnu constituerait peut-être un risque qui peut débloquer le reste ? A moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle erreur tant mon emploi actuel me laisse le loisir de faire tant d'autres choses ? Je ne sais que faire, et s'il s'agit là du véritable obstacle. Ne serait-ce pas plutôt ma peur du regard des autres, notamment en qui concerne l'amour, qui constitue ma véritable peur. Cette peur, créée durant ma scolarité, du rejet. Si elle ne s'applique plus dans la société, dans l'amitié, elle existe toujours pour les filles. Comme tout le monde, je n'ai pas le mode d'emploi. Mais même, lorsque je crois possible une relation forte, je ne fais rien pour la faire exister. J'en reste au doute, si lâche, si confortable.
Je demeure sur mon île si hospitalière, sur laquelle on me fournit beaucoup, et l'où je m'investis peu (est-ce vraiment vrai?). A moi de m'affirmer et de découvrir who i am, pour devenir autre chose qu'une île...
La vie nous offre souvent des occasions de nous remettre en question. Il nous appartient de saisir ces occasions, pour faire de notre existence, autre chose que les limites que l'on se fixe. Ces moments nous permettent également de nous souvenir de nos actes, de les analyser, et de comprendre ce que nous aurions pu mieux faire, ou à quel point tel instant, aussi insaisissable soit-il, était magique. J'ai toujours apprécié le manque d'assurance chez les gens, et leur faculté à afficher leurs doutes. Vivre dans le doute m'amène souvent à culpabiliser de ne pas avancer, de ne pas tout faire pour profiter de la vie qui nous est offerte. Depuis ma rupture il y a plus de 10 mois, mes remises en cause ont été profondes, et m'ont permis de comprendre certaines de mes limites, et de mes erreurs. Je pense avoir beaucoup progressé sur moi durant cette période. Depuis quelques temps néanmoins, je me laisse encore plus aller, et réinstalle une forme de routine. Bien différente de celle d'avant, (encore que), mais je retombe dans ce qui a constitué ma plus grosse erreur dans le passé : ne pas me remettre en question, et me satisfaire de ce que j'ai.
Le mariage du week-end était l'un de ces moments magiques. Un instant de 2 jours qui passe à une vitesse folle. Un instant durant lequel on vit dans une harmonie rare, et où ce que l'on est, peut quasiment s'exprimer à tout moment. Un instant, où l'on a forcément des regrets de ne pas s'être (ou avoir été) plus investi. Un instant où l'on fait partie d'une grande famille, qui n'est pourtant pas la sienne. Ce mariage, pour ceux qui en ont profité pleinement, nous renvoie chacun à ce que nous sommes. Pourquoi ne suis-je pas capable d'offrir de tels moments à mon entourage ? Pourquoi ne me suis-je pas investi ? Pourquoi je ne crois pas à mon mariage ? Toutes ces questions renvoient à la même question : ai-je perdu la faculté de donner ? Ma rupture a-t-elle fait de moi une île surlaquelle je ne souhaite accueillir personne ?
Curieusement ou non, je crois que le cinéma, les séries, les livres qui m'intéressent le plus, sont ceux qui réfléchissent sur ce que l'on fait de notre vie, et nos regrets. Toutes ces années avec mon ex semblaient si évidentes, si faciles. J'étais programmé pour être ce que le clown est définitivement devenu ce week-end : un homme marié, bientôt père, passionné par son boulot, entourés de ses amis et de sa famille, profitant de la vie. Je ne suis plus tout ça. Ma générosité s'est envolée, je ne suis plus ni naïf, ni aveugle. Je n'en sais pas pour autant qui je suis. Je vois probablement dans le clown celui que j'ai été. Une phrase durant la cérémonie à l'église, pleine d'idéalisme a retenu mon attention tout de même : "Sans l'amour, je ne suis rien". Je ne suis pas rien, mais l'amour manque terriblement à ma vie.
Je m'interroge souvent sur les raisons qui nous ont conduit à une rupture. Etais-je déjà une île en construction qui fuyais notre si beau voilier ? Ou bien suis-je resté sur le bateau, qui suite à l'abandon de la moitié de l'équipage, s'est échoué, sur une île perdue ? Je pense de moins en moins avoir quitté le navire. J'ai sans doute trop dirigé la croisière pour qu'elle arrive à bon port. Robert semble d'ailleurs reproduire la même erreur que moi, sans qu'il soit possible de l'en empêcher. Nous somme ce que nous sommes, et il n'est pas possible de refaire l'histoire. Qui serais-je devenu, s'il y a 2 ou 3 ans, j'avais la lucidité d'aujourd'hui ? Un clone du clown ?
J'ai du mal aujourd'hui à dégager un nouveau cap, et à quitter mon île si confortable. Il serait pourtant temps de prendre un risque, et d'affronter certaines de mes peurs. Je ne souhaite pas regarder défiler les mariages comme celui passé. Un cap professionnel inconnu constituerait peut-être un risque qui peut débloquer le reste ? A moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle erreur tant mon emploi actuel me laisse le loisir de faire tant d'autres choses ? Je ne sais que faire, et s'il s'agit là du véritable obstacle. Ne serait-ce pas plutôt ma peur du regard des autres, notamment en qui concerne l'amour, qui constitue ma véritable peur. Cette peur, créée durant ma scolarité, du rejet. Si elle ne s'applique plus dans la société, dans l'amitié, elle existe toujours pour les filles. Comme tout le monde, je n'ai pas le mode d'emploi. Mais même, lorsque je crois possible une relation forte, je ne fais rien pour la faire exister. J'en reste au doute, si lâche, si confortable.
Je demeure sur mon île si hospitalière, sur laquelle on me fournit beaucoup, et l'où je m'investis peu (est-ce vraiment vrai?). A moi de m'affirmer et de découvrir who i am, pour devenir autre chose qu'une île...
vendredi 12 juin 2009
Au Clown et Solène !
"L'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue" disent les oiseux de mauvais augure lors des mariages. Je suis probablement l'un de ces oiseaux... Vous savez, le mec qui voit le mal, le noir partout, le mec qui, même quand tout va bien se dit : "Nan, mais ça va trop bien, ça va être chiant une vie comme ça, faut que je trouve quelque chose pour que ça aille mal... " A la limite, il aime ça. Bref, vous allez me dire que je suis maso... Possible, mais nous ne somme pas là pour parler de moi, et ce même si c'est un sujet au combien passionnant... Je suis tout de même le neveu de Tata Solène, et un ami véritable du clown. Non, nous sommes là pour parler de ce couple que j'ai rencontré, il y a près de 7 ans.
Entre mecs, on parle souvent du mariage comme d'une peine capitale. La sentence doit tomber un jour, celle où l'on annonce que l'on va faire des enfants (car c'est bien cela que représente le mariage dans nos têtes), et que l'on va quitter à jamais ce monde qui nous allait si bien... Celui du tout pour la blague, celui des irresponables, celui des basses tâches, celui où mon ami le clown était si bien. Ces femmes, qui veulent à tout prix des enfants, le plus tôt possible, sans quoi leur horloge biologique se met à sonner, ces femmes-là, Solène n'en est pas. Plus de 10 ans d'amour à côté de son clown, qu'il lui était si dur de nous prêter (elle a bien progressé depuis), on peut difficilement trouver si patiente. 10 ans qu'ils se sont pris la main dans un couloir du lycée, qu'ils se sont embrassés, qu'ils ont ... (non j'ai un vrai problème à parler de sexe en public), qu'ils ont partagé leurs familles, qu'ils ont construit leurs voies professionnelles, qu'ils ont commencé à construire un foyer... 10 ans à notre échelle, c'est quasiment une demie-vie.
Alors, vous allez me dire, ils ont gâché leur jeunesse... Pas de "à nous les petites anglaises", pas de plan drague dans les bars, pas de vie sentimentale agitée, des regrets de ne pas avoir connu quelqu'un d'autre, par contre, de la jalousie, des compromis, des disputes... Tout ça paraît si triste, on dirait 2 petits vieux à la retraite... Et pourtant l'oiseau de mauvaise augure que je suis, qui essaie de mettre des grains de sable dans cette machine si bien huilée, ne peut en rien enrayer la force de leur amour. Il m'arrive parfois de partager des week-ends, ou des vacances avec ma tata et mon clown. J'ai l'impression de partir à ce moment-là dans un monde parallèle, où rien ne peut entamer la bonne humeur ambiante, où tout est si positif, où chacun est si heureux d'être entouré et si bien avec lui-même. Peut-être est-ce enjolivé... Mais pourquoi vouloir autre chose, quand ce que vous vivez, est si agréable et vous renvoie un reflet de vous-même si positif ?
De par mon histoire personnelle, je pense que je n'aurais jamais la chance de me marier (je ne suis pas un oiseau de mauvais augure pour rien, je m'applique d'abord à moi-même. Triste de dire cela à 25 ans, mais ne me regardez pas comme ça, ça arrive à des gens très bien.) J'avoue également avoir du mal à croire en cette institution, au côté "pour la vie". Et pourtant, je suis bel et bien présent à ce mariage, et fier de l'être. Oui, je crois en cette union, ce mariage, cet amour. J'espère voir grandir la descendance de ce couple heureux, continuer à me fournir en bonne humeur à leur contact (oui, ce sont des dealers de bonne humeur), à piquer le clown pour des Kirk Night enflammés, à jouer dans notre grand jardin d'enfants...
Vous n'aurez pas d'autres chances d'assisster à un autre mariage du clown ou de Solène... Profitez-en bien ! Au Clown et Solène !
Entre mecs, on parle souvent du mariage comme d'une peine capitale. La sentence doit tomber un jour, celle où l'on annonce que l'on va faire des enfants (car c'est bien cela que représente le mariage dans nos têtes), et que l'on va quitter à jamais ce monde qui nous allait si bien... Celui du tout pour la blague, celui des irresponables, celui des basses tâches, celui où mon ami le clown était si bien. Ces femmes, qui veulent à tout prix des enfants, le plus tôt possible, sans quoi leur horloge biologique se met à sonner, ces femmes-là, Solène n'en est pas. Plus de 10 ans d'amour à côté de son clown, qu'il lui était si dur de nous prêter (elle a bien progressé depuis), on peut difficilement trouver si patiente. 10 ans qu'ils se sont pris la main dans un couloir du lycée, qu'ils se sont embrassés, qu'ils ont ... (non j'ai un vrai problème à parler de sexe en public), qu'ils ont partagé leurs familles, qu'ils ont construit leurs voies professionnelles, qu'ils ont commencé à construire un foyer... 10 ans à notre échelle, c'est quasiment une demie-vie.
Alors, vous allez me dire, ils ont gâché leur jeunesse... Pas de "à nous les petites anglaises", pas de plan drague dans les bars, pas de vie sentimentale agitée, des regrets de ne pas avoir connu quelqu'un d'autre, par contre, de la jalousie, des compromis, des disputes... Tout ça paraît si triste, on dirait 2 petits vieux à la retraite... Et pourtant l'oiseau de mauvaise augure que je suis, qui essaie de mettre des grains de sable dans cette machine si bien huilée, ne peut en rien enrayer la force de leur amour. Il m'arrive parfois de partager des week-ends, ou des vacances avec ma tata et mon clown. J'ai l'impression de partir à ce moment-là dans un monde parallèle, où rien ne peut entamer la bonne humeur ambiante, où tout est si positif, où chacun est si heureux d'être entouré et si bien avec lui-même. Peut-être est-ce enjolivé... Mais pourquoi vouloir autre chose, quand ce que vous vivez, est si agréable et vous renvoie un reflet de vous-même si positif ?
De par mon histoire personnelle, je pense que je n'aurais jamais la chance de me marier (je ne suis pas un oiseau de mauvais augure pour rien, je m'applique d'abord à moi-même. Triste de dire cela à 25 ans, mais ne me regardez pas comme ça, ça arrive à des gens très bien.) J'avoue également avoir du mal à croire en cette institution, au côté "pour la vie". Et pourtant, je suis bel et bien présent à ce mariage, et fier de l'être. Oui, je crois en cette union, ce mariage, cet amour. J'espère voir grandir la descendance de ce couple heureux, continuer à me fournir en bonne humeur à leur contact (oui, ce sont des dealers de bonne humeur), à piquer le clown pour des Kirk Night enflammés, à jouer dans notre grand jardin d'enfants...
Vous n'aurez pas d'autres chances d'assisster à un autre mariage du clown ou de Solène... Profitez-en bien ! Au Clown et Solène !
mercredi 10 juin 2009
Cravate Club
Un geste simple, une sensation unique ! Prendre une cravate, faire un noeud, le remonter, et hop le tour est joué : on devient un autre homme, ou tout simplement un homme ! 25 ans et quelques poussières, c'est le temps qu'il m'a fallu pour atteindre ce statut si inatteignable. Mais pourquoi m'a-t-il fallu donc si longtemps pour parvenir à réaliser ce geste si technique ? Curieusement, et comme pour beaucoup de choses dans ma vie, l'influence de ma mère rode. "Tu sais faire un noeud de cravate ?" Ces quelques mots prononcés à mon adresse traduisent une foule de choses dans sa bouche. Une question dans l'attente d'une surprise, ou plutôt dans la confirmation que son fils ne sait rien faire de ses mains, si ce n'est taper sur un clavier. Une véritable entreprise de démolition de confiance s'attaque à ma petite personne ainsi régulièrement depuis ma plus tendre enfance. On peut également se dire, que c'est mon manque de confiance qui me bloque. Au final, c'est un cercle vicieux... Je pense du coup que ce n'est pas un hasard si je me suis évertué à m'intéresser à des domaines auxquels ma mère ne touche pas du tout, comme l'informatique ou le sport. Sans doute suis-je passé à côté de beaucoup de choses en procédant ainsi. Mon ex m'a permis de prendre confiance en moi et d'affronter l'entreprise de démolition. Il n'empêche que certaines cravates demeurent encore indomptées. Ce soir, l'une d'elles l'a été, et fait de moi un homme prêt à marier son meilleur ami !
lundi 8 juin 2009
J - 5 before wedding !
L'évènement de la semaine, que dis-je, de l'année, c'est mon premier mariage ce samedi. Je suis un peu stressé, je ne sais pas vraiment comment cela se passe, même si on m'a déjà narré des millions de fois la procédure à suivre. J'aimerais en faire plus. Mon pote Robert, véritable critique de mariage et de comportement un tant soit peu égoiste, en est probablement responsable. Il faut toujours que ce soit parfait, et que tout un chacun pense à tout un tout le monde, sans quoi tout un chacun est tout un raté... Bref, je culpabilise de ne rien faire... Vous l'aurez compris, ce n'est pas mon mariage, mais celui de l'un de mes meilleurs amis, si ce n'est le meilleur. Le marié, dit le clown, me ressemble en bien des points... C'est probablement dû à un format maternel similaire : peur de perdre, besoin de construire, profiter de la vie, pas trop se la compliquer... la recherche du bonheur simple par des égoistes de première à qui tout a été donné, mais qui se sont un petit peu battu dans les études par peur de n'arriver à rien. Ce jugement manque probablement de nuances, mais trace une idée générale qui ne se dément pas. Je ne suis pas témoin (je ne le serais d'ailleurs probablement jamais), je ne suis pas de la famille, je ne suis pas prêtre, finalement je ne suis rien dans ce mariage, et pourtant j'aimerais probablement être quelque chose. D'autres amis, qui sont tout autant rien que moi dans cette histoire, s'évertuent à écrire une chanson. Pas de nouvelles du témoin... Que faire ? Cette inaction traduit bien mon état général actuel : je n'agis pas, je ne suis qu'un spectateur. Je ne me lamente pas, j'assume, mais je ne bouge pas.
Est-ce vraiment si important de préparer plein de blagues, casseroles et autres surprises, vues et revues, pour le mariage de son meilleur ami ? Je sais qu'une fois là-bas, je serais pris dans la fête et n'aurait qu'envie de rire. Mais aujourd'hui, c'est bel et bien un texte, une ode au clown et à son couple, à l'amour, que je souhaiterais écrire, plutôt qu'une chanson de poto ou un quiz embarassant... Alors peut-être profiterais-je dans la semaine à venir de cette nouvelle tribune érigée en cette soirée, pour exprimer ce que je ressens pour ce mariage et bouger à ma façon !
Est-ce vraiment si important de préparer plein de blagues, casseroles et autres surprises, vues et revues, pour le mariage de son meilleur ami ? Je sais qu'une fois là-bas, je serais pris dans la fête et n'aurait qu'envie de rire. Mais aujourd'hui, c'est bel et bien un texte, une ode au clown et à son couple, à l'amour, que je souhaiterais écrire, plutôt qu'une chanson de poto ou un quiz embarassant... Alors peut-être profiterais-je dans la semaine à venir de cette nouvelle tribune érigée en cette soirée, pour exprimer ce que je ressens pour ce mariage et bouger à ma façon !
Besoin d'expression
Bienvenue dans le monde de la prosaction! Ce néologisme n'existe que depuis quelques minutes. Non, je ne suis pas un génie du néologisme. Celui-ci est venu totalement par hasard, et résume bien ce qu'il y avait au fond de ma pensée à ce moment-là. Peut-être, ce mot, encore dénué de sens, ne vous parle-t-il pas. Comme vous vous en doutez, ce n'est pas mon cas. Alors, oui, je me considère de plus en plus comme un spectateur de ma vie. On ne peut pas dire que je ne fais rien pour autant, mais rien ne me pousse à saisir le manche, et faire remonter l'avion avant qu'il ne s'écrase. Dans mon vol plané où je ne maîtrise plus la direction, ce blog m'apparaît comme un moyen d'agir par la prose (d'où prosaction). Mon côté dépressif se retrouve également là-dedans, via le prozac. Néanmoins, je ne suis pas un dépressif, je suis un dépressionnaire comme beaucoup d'autres... Espérons que cet effort de conscience, puisse me mener à une réflexion constructive, ou tout au moins, à une expression de mon humeur me permettant de la dépasser !
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